Autorisation de conduite : modèle Excel et registre des échéances, réforme 2025

Sécurité (SST)Modèle Excel (autorisation + registre)Gratuit, sans inscriptionMis à jour le

  • À jour de la réforme du 1er octobre 2025 : attestation médicale de 5 ans, arrêté du 26 septembre 2025
  • Une ligne par salarié et par famille d'équipements, la fin de validité calculée à la première échéance
  • CACES® à 5 ans, 10 ans pour les engins de chantier, ou l'échéance que vous fixez pour une évaluation interne
  • L'autorisation du salarié choisi se remplit avec ses lignes valides, prête à signer sur une page A4
  • Gratuit, sans inscription, sans macro
Aperçu du modèle : Autorisation de conduite : modèle Excel et registre des échéances, réforme 2025

Six familles d'équipements, des chariots aux nacelles et aux engins de chantier, ne se conduisent qu'avec une autorisation délivrée par l'employeur. Les règles ont changé le 1er octobre 2025 : l'« examen d'aptitude » a laissé place à une attestation médicale valable cinq ans, et l'autorisation tombe avec elle. Ce fichier Excel suit chaque conducteur, calcule l'échéance de chaque autorisation à la première date qui expire, attestation, CACES® ou limite que vous fixez, et imprime l'autorisation du salarié choisi, prête à signer.

Qui doit avoir une autorisation de conduite

La conduite des équipements de travail mobiles automoteurs et des équipements de levage est réservée aux travailleurs qui ont reçu une formation adéquate, complétée et réactualisée chaque fois que nécessaire (Code du travail, art. R. 4323-55). Pour certains équipements à risques particuliers, il faut en plus une autorisation de conduite délivrée par l'employeur (art. R. 4323-56). L'arrêté du 26 septembre 2025 en fixe la liste (art. 2) :

  • grues à tour ;
  • grues mobiles ;
  • grues auxiliaires de chargement ;
  • chariots automoteurs de manutention à conducteur porté ;
  • plates-formes élévatrices mobiles de personnes ;
  • engins de chantier télécommandés ou à conducteur porté.

Pour les ponts roulants et les gerbeurs à conducteur accompagnant, la formation reste obligatoire (art. R. 4323-55) ; l'autorisation n'est pas imposée par le texte mais recommandée par l'Assurance Maladie (INRS), et l'attestation médicale de l'article R. 4323-56 ne les concerne pas. Le fichier les suit sans exiger d'attestation.

Les trois conditions de l'autorisation

Le chef d'établissement établit l'autorisation sur la base d'une évaluation qui établit que le travailleur est capable de conduire l'équipement en sécurité. Elle prend en compte trois éléments (arrêté du 26 septembre 2025, art. 3) :

  1. une attestation, en cours de validité, qu'il ne présente pas de contre-indications médicales à la conduite ;
  2. un contrôle des connaissances et du savoir-faire pour la conduite en sécurité de l'équipement ;
  3. la connaissance des lieux et des instructions à respecter sur le ou les sites d'utilisation.

Ce qui a changé le 1er octobre 2025

Le décret n° 2025-355 du 18 avril 2025 et l'arrêté du 26 septembre 2025, qui abroge celui du 2 décembre 1998, ont remplacé l'« examen d'aptitude » par une attestation d'absence de contre-indications médicales. Le médecin du travail la délivre après un examen médical ; elle est valable cinq ans. Le salarié la présente à l'employeur, qui en conserve une copie pendant toute sa durée de validité, et l'autorisation n'est valable que tant que le salarié la détient (art. R. 4323-56). Les avis d'aptitude délivrés avant le 1er octobre 2025 dans le cadre du suivi individuel renforcé valent attestation pendant cinq ans à compter de leur délivrance ; une simple attestation de suivi, après une visite d'information et de prévention, ne compte pas.

Selon la fiche du ministère du Travail, l'attestation ne nomme aucun engin : elle vaut pour toutes les familles d'équipements, sauf si le médecin du travail l'accompagne d'une proposition d'aménagement de poste qui exclut certains engins. L'employeur en tient compte, et suspend l'autorisation si l'état de santé du salarié l'exige. Les conducteurs ne relèvent plus du suivi individuel renforcé du seul fait de leur autorisation ; ils suivent le droit commun, sauf autre risque qui le justifie. Beaucoup de modèles et de guides en circulation, y compris des brochures de référence publiées avant la réforme, parlent encore d'aptitude médicale et de l'arrêté de 1998.

Le CACES® : utile, pas obligatoire

Le CACES® n'est ni un diplôme ni une obligation légale : c'est un bon moyen de réaliser le contrôle des connaissances et du savoir-faire, dont l'employeur reste responsable des modalités : une évaluation interne est admise (INRS, point juridique sur le CACES®). Le CACES® est valable cinq ans, dix ans pour les engins de chantier (recommandation R.482). Les anciens CACES® R.3xx, remplacés le 1er janvier 2020, ne valent que dans les limites des dispositions transitoires de chaque recommandation : vérifiez-les avant de les retenir. Il suit le salarié d'un employeur à l'autre, mais chaque employeur délivre sa propre autorisation, pour ses équipements et ses sites.

Combien de temps vaut une autorisation

Aucun texte ne fixe sa durée. Elle tombe en revanche avec l'attestation médicale, et l'INRS recommande de la revoir à chaque changement d'équipement ou de site et à chaque échéance du contrôle des connaissances. Le fichier la fait donc expirer à la première de ces dates : fin de l'attestation, échéance du CACES® ou de l'évaluation, date limite que vous fixez, par exemple la fin d'une mission.

Intérimaires et entreprises extérieures

Pour un intérimaire, l'entreprise de travail temporaire assure la formation et le suivi médical (art. L. 1251-22 du Code du travail pour la médecine du travail) ; c'est l'entreprise utilisatrice qui délivre l'autorisation, pour la durée de la mission, après lui avoir fait connaître les lieux et les consignes. Le salarié d'une entreprise extérieure, lui, reçoit l'autorisation de son propre employeur ; l'entreprise d'accueil lui transmet les informations sur les lieux, par le plan de prévention ou le protocole de sécurité.

Ce que risque l'employeur

Ces règles figurent au livre III de la quatrième partie du Code du travail. L'employeur ou son délégataire qui les méconnaît par sa faute personnelle encourt une amende de 10 000 €, appliquée autant de fois qu'il y a de travailleurs concernés, et en cas de récidive un an d'emprisonnement et 30 000 € (art. L. 4741-1). En cas d'accident, l'absence de formation ou d'autorisation peut caractériser une faute inexcusable ; pour un intérimaire ou un salarié en CDD affecté à un poste à risques sans la formation renforcée à la sécurité, elle est présumée (art. L. 4154-3).

Ce que contient le fichier

  • Entreprise : raison sociale, établissement, signataire et lieu de signature, saisis une fois.
  • Salariés : un conducteur par ligne, avec la date de son attestation médicale ; la fin de validité, cinq ans plus tard, et l'état de l'attestation se calculent. Un nom en double est signalé.
  • Autorisations : une ligne par salarié et par famille d'équipements : équipements et sites, contrôle des connaissances (CACES® avec recommandation et catégorie, ou évaluation interne), connaissance des lieux, date de délivrance, date limite facultative. L'échéance du contrôle, la fin de validité et le statut se calculent.
  • Tableau de bord : autorisations valides, à renouveler, expirées, à redélivrer ou incomplètes, attestations médicales à renouveler, et les douze prochaines échéances des autorisations en cours.
  • Autorisation à imprimer : choisissez un salarié ; l'autorisation se remplit avec ses familles en cours de validité (six lignes au plus par page), les restrictions notées et les trois conditions, prête à signer sur une page A4.
  • Référentiel : les six familles de l'arrêté, les familles où l'autorisation est seulement recommandée, et les recommandations CACES® avec leur durée.

Ce qu'il calcule

La fin de validité d'une autorisation est la première date qui expire entre l'attestation médicale (pour les six familles de l'arrêté), l'échéance du contrôle des connaissances et la date limite que vous fixez, la veille de l'anniversaire par prudence. Le statut passe à « À renouveler » soixante jours avant, à « Expirée » après, à « Incomplète » tant qu'une des trois conditions ou la date de délivrance manque, et à « À redélivrer » si une attestation, un contrôle ou une connaissance des lieux plus récents que la délivrance ont été saisis. Une ligne qui n'est ni valide ni à renouveler ne s'imprime pas : l'autorisation imprimée ne reprend que les lignes valides le jour de l'impression, avec leur date de fin. Les statuts se recalculent à chaque ouverture du fichier.

Ses limites

Le fichier vérifie la cohérence des dates que vous saisissez, pas la réalité des contrôles ni le contenu des formations. La conduite est interdite aux moins de 18 ans, sauf dérogation ; le fichier ne calcule pas le régime des jeunes en dérogation (art. R. 4153-40), signalé « à vérifier », et leur autorisation ne s'imprime pas. Les feuilles sont protégées sans mot de passe : seules les cellules à fond bleu clair sont modifiables. Les données pré-remplies sont fictives et doivent être effacées.

Utiliser le fichier

  1. Effacez les exemples des onglets Salariés et Autorisations, puis remplissez l'onglet Entreprise.
  2. Salariés : un conducteur par ligne, avec la date de son attestation médicale, ou de son avis d'aptitude délivré en suivi renforcé avant le 1er octobre 2025. Gardez une copie de l'attestation. Si le médecin a proposé un aménagement de poste, notez-le en observation de l'autorisation : il s'imprime avec elle.
  3. Autorisations : une ligne par salarié et par famille d'équipements. Pour un CACES®, choisissez la recommandation : l'échéance se calcule. Pour une évaluation interne ou un autre organisme, saisissez l'échéance vous-même. Pour un intérimaire, la date limite (fin de mission) est obligatoire.
  4. Datez la connaissance des lieux : la visite des sites et la remise des consignes, à refaire à chaque nouveau site.
  5. Imprimez : onglet Autorisation à imprimer, choisissez le salarié, imprimez ou enregistrez en PDF, faites signer, remettez un exemplaire au salarié et gardez l'autre avec la copie de l'attestation.
  6. Chaque mois, ouvrez le Tableau de bord : les autorisations à renouveler apparaissent soixante jours avant leur échéance.

Questions fréquentes

L'autorisation de conduite est-elle obligatoire ?

Oui pour six familles d'équipements : grues à tour, grues mobiles, grues auxiliaires de chargement, chariots automoteurs de manutention à conducteur porté, plates-formes élévatrices mobiles de personnes et engins de chantier télécommandés ou à conducteur porté (Code du travail, art. R. 4323-56 ; arrêté du 26 septembre 2025, art. 2). Pour tous les autres équipements mobiles automoteurs ou de levage, la formation reste obligatoire (art. R. 4323-55).

Le CACES est-il obligatoire pour conduire un chariot élévateur ?

Non. Le CACES® est un moyen reconnu de réaliser le contrôle des connaissances et du savoir-faire exigé pour l'autorisation, pas une obligation légale. Il est valable cinq ans, dix ans pour les engins de chantier. Ce qui est obligatoire, c'est la formation, l'évaluation par l'employeur et l'autorisation de conduite qu'il délivre.

Qu'est-ce qui a changé en 2025 pour la visite médicale des conducteurs ?

Depuis le 1er octobre 2025, l'examen d'aptitude est remplacé par une attestation d'absence de contre-indications médicales, délivrée par le médecin du travail et valable cinq ans. L'employeur en garde une copie et l'autorisation n'est valable que tant que l'attestation l'est. Les avis d'aptitude délivrés avant cette date dans le cadre du suivi individuel renforcé valent attestation pendant cinq ans à compter de leur délivrance ; une simple attestation de suivi ne compte pas.

Combien de temps est valable une autorisation de conduite ?

Aucun texte ne fixe sa durée. Elle cesse d'être valable si l'attestation médicale expire, et l'INRS recommande de la revoir à chaque changement d'équipement ou de site et à chaque échéance du CACES® ou de l'évaluation. L'employeur peut aussi fixer une date limite, par exemple la fin d'une mission d'intérim.

Qui délivre l'autorisation de conduite d'un intérimaire ?

L'entreprise utilisatrice, pour la durée de la mission, après lui avoir fait connaître les lieux et les consignes. L'entreprise de travail temporaire assure la formation et le suivi médical. Le salarié d'une entreprise extérieure reçoit, lui, l'autorisation de son propre employeur.

Réutiliser ce modèle

Ce modèle est publié sous licence Creative Commons Attribution 4.0. Vous pouvez le télécharger, l'adapter à votre organisation, le diffuser à vos équipes et l'utiliser en formation, y compris dans un cadre commercial, à condition d'en citer la source.

Attribution à recopier :

« Autorisation de conduite : modèle Excel et registre des échéances, réforme 2025 », Roméo Labs, 2026, https://romeolabs.app/modeles/modele-autorisation-de-conduite/ - licence CC BY 4.0

La licence porte sur le modèle lui-même : sa structure, ses formules et ses libellés. Elle ne s'étend pas aux données publiques citées en source, qui restent soumises à leurs propres conditions de réutilisation.

Pour aller plus loin

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